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QUI SOMMES NOUS
L’association est née à Bologne en 2004 de l’initiative d’étudiants, travailleurs étrangers et italiens, avec le but de promouvoir des initiatives qui répandent, motivent et facilitent la connaissance réciproque entre les personnes de différentes cultures et origines. Ce n’est pas seulement un vieux vice : nous tous qui avons adhéré à Universo avons appris et fait l’expérience, d’une manière ou d’une autre, des dangers qu’apportent la non connaissance et la fermeture d’esprit. Il est facile de ne pas se fier à ce que l’on ne connaît pas, parce qu’on ne le comprend pas. Il est très facile et plutôt rassurant de repousser la différence parce que la ressemblance fait peur. Et le pas vers l’agressivité et la violence peut être rapidement franchi
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De plus, en partant des faits insolubles de la politique internationale jusqu’aux faits les plus immédiats et communs de chronique locale, on se retrouve catapultés dans une réalité complexe et globalisée. Face à cela, notre capacité de riposte et d’action se limite souvent à des considérations réduites. Quelque fois, l’interprétation d’événements et la traduction des problèmes font attribuer la responsabilité de tout au phénomène de l’immigration. Le risque tangible est d’amorcer une dynamique ingérable, et malheureusement tacitement étayée par l’ignorance, de conflits ethniques, que voient d’une part les citadins autochtones, et d’autre part les citadins non autochtones, comme porteurs de problèmes.
Il faut donc trouver le courage qui peut naître seulement à travers la connaissance réciproque, pour dépasser les attitudes superficielles et défensives, découlant d’une vision déjà faite, stéréotypée et déformée de l’autre, à travers laquelle les préjugés ancestraux se conservent et se renouvellent. C’est seulement grâce à une tenace et persistante culture du dialogue, c’est-à-dire de la rencontre et de la communication face-à-face, qu’il sera possible d’atteindre un changement positif qui rendra tous les sujets participants actifs dans des processus de constructions communes.
Trouver donc des points de convergence et de partages est le but à atteindre ensemble, dans la conviction de créer des occasions de rencontre, prétexte pour mettre en discussion et relire la réalité qui nous entoure.
Retenons donc qu’il est indispensable de créer un espace ouvert aux voix multiformes et bariolées de la ville, c’est-à-dire un lieu de rencontres et d’interactions enter autochtones et ceux qui ne peuvent se sentir comme tels.
Rendre disponible ce centre signifie alors, selon notre projet, créer des événements et occasions permettant un processus de communication ente les cultures : les barrières dressées contre la diversité peuvent être franchies en apprenant à vivre ensemble l’altérité.
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L’élaboration commune d’une activité peut, en même temps, se transformer en une occasion de réacquérir la confiance en soi-même et de se faire témoins des propres traditions, évitant le processus injuste et dangereux de la renégation de ses propres origines et de son histoire. Un espace interethnique qui ne sera ni fait de représentations d’un folklore mondain ni de tendances actuelles. La création d’une zone d’accueil prévoit, selon nous, des espaces de dialogues dans lesquels s’exprime une socialité nouvelle, une convivialité sociale prête à recevoir l’autre et à l’intégrer. L’accent sera donc mis non sur les différences, dont la valorisation risquerait paradoxalement d’augmenter les distances, mais sur l’affinité, dans le respect des multiples altérités propres à chacun de nous. Notre propos sera, entre autre, celui d’impliquer dans la programmation des diverses initiatives culturelles les associations déjà présentes sur le territoire, avec l’intention de créer un réseau de relations et de synergies.
Nous projetons donc une série d’initiatives (qui seront toutes sous le signe de la communication, plus que de l’information tout court) : lectures de poésies, spectacles, concerts, repas multiethniques, expositions, débats, manifestations sportives. Nous pensons aussi à la création d’archives multimédia. Nous aimerions construire un espace de rencontres et d’échanges d’idées.
D’autre part, nous savons combien sont dures les conditions de l’immigré, ou de « l’émigrant » comme disent des millions d’italiens qui, eux aussi, partiraient pour des mondes lointains munis seulement de leur espérance. Pour beaucoup cette condition est dramatique, pour quelques-uns elle fut tragique. Nous savons tout aussi bien que la très civile Bologne n’est pas le « paese dei balocchi ». Pour cela nous entendons souligner que notre engagement direct tient à promouvoir l’intégrale application des principes universels concernant la politique de dignité égale et la lutte contre toutes formes de discrimination envers les personnes qui pour des causes ethniques, politiques, culturelles, économiques ou religieuses, vivent dans une marginalité sociale. Ces personnes sont pour nous des interlocuteurs très importants.
Il manque très souvent des intermédiaires enter les initiatives des institutions publiques et les destinataires de ces initiatives. Qui est reçu dans un centre d’accueil ne réussit presque jamais à se débrouiller, à s’en sortir, entre tel ou tel bureau, ou telle ou telle loi. Celui qui a peu de contacts et d’instruments de connaissance se retrouve face à un marché du travail qui lui parait imperméable et inaccessible. C’est celui-là même qui subit discriminations et marginalisation. Pour cela nous pensons, en outre, organiser des cours de langues et de formations ; un Job-Center ; des actions de valorisation du temps libre ; des services de consultation et de supports. Nous voudrions que les connaissances que beaucoup de nous avons acquises, en fréquentant le cours de « médiation interculturelle » organisé par le secteur sanitaire, social et de sécurité de la commune de Bologne, portent leurs fruits.
L’association poursuit donc les buts suivants :
Mettre à disposition et gérer un espace interculturel et multiethnique ouvert à tous les citoyens, dans lequel créer des occasions de rencontre et de connaissance réciproque entre la population immigrante. Pour cela, l’association entend promouvoir et soutenir des initiatives culturelles pour la collectivité, qui répondent, motivent et facilitent la réciproque connaissance entre les personnes de différentes cultures et origines.
Contribuer à créer des espaces de dialogues entre autochtones et non autochtones, et travailler sur des représentations sociales pour exprimer une socialité nouvelle, une convivialité sociale prête à recevoir l’autre et à l’intégrer entièrement à nous.
Promouvoir le respect entier des droits universels concernant une politique de l’égale reconnaissance des droits et de l’égale dignité. Lutter contre toutes les formes de discriminations vis-à-vis des personnes qui, pour des raisons ethniques, politiques, culturelles, économiques ou religieuses, vivent quotidiennement dans des conditions de marginalité sociale.
Construire un patrimoine bibliographique, documentaire musical, audiovisuel et multimédia, que tous les associés, en accord avec le règlement intérieur, peuvent utiliser.
Soutenir et organiser, directement ou indirectement, des manifestations, des réunions, des conférences, ainsi que des rencontres, au niveau national ou international.
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